Yang Liu

Sculpteur invité

Liu Yang, né dans le nord de la Chine, est le sculpteur invité au symposium URBANITÉ. Il est un des sculpteurs chinois les plus actifs et les plus présents dans le monde. Il a participé à plus de 30 symposiums de sculptures monumentales, ce dans plus de 20 pays, et il a réalisé des œuvres en pierre taillée ayant parfois une hauteur de plus de 5 mètres.

Il aime contester, mettre en doute, briser les conventions et poser un regard  différent sur le monde.

Il a un sens aigu de la forme et de la ligne, et ses œuvres, autant abstraites que figuratives, se distinguent par leur originalité que leur qualité d'exécution. Il est secrétaire général d'ISSA, association internationale de symposiums de sculptures, basée à Beijing et dont le Conseil de la Sculpture du Québec est membre.

Fenêtre

Il réalisera sa sculpture dans une pierre calcaire de 230 cm de hauteur. Son projet représente un personnage amusant, qui regarde non pas à travers la fenêtre, mais au-dessus!

 

Marie-Josée Leroux

Chargée de projet

Marie-Josée Leroux, alias Lerou, est sculpteure sur pierre. Elle a réalisé des œuvres monumentales en pierre taillée au Canada, en France, Chine, Chypre et Costa Rica. Membre du RAAV et présidente du Conseil de la Sculpture du Québec, elle est aussi directrice pour le Canada de l'Association des événements en sculptures monumentales (AIESM).

 Sa démarche artistique s'oriente autour du mystère et de l'inconscient, dans une tentative de cerner le non-dit, la part cachée des choses. Influencée par le travail de Carl Jung et sa définition de l'inconscient et des archétypes, Lerou se laisse guider dans son travail par ces forces sous-jacentes, issues de l'inconscient. Reconnaître l'existence et l'influence de l'inconscient collectif, c'est reconnaître que : « Nous ne sommes pas d'aujourd'hui, ni d'hier; nous sommes d'un âge immense ».

Les personnages qu'elle crée représentent des êtres mythiques et intemporels, des forces archétypales, issues de notre histoire humaine. 

Au plan technique, Lerou est attachée à la représentation du corps humain, non teintée de réalisme, mais à travers des formes rondes et stylisées, des lignes, des suggestions, qui traduisent surtout l'âme, l'intention et la quête de ses personnages.

Adolescence

Les adolescents de nos villes traînent dans les parcs, à l'heure de l'affirmation de l'individualité, de nouvelles rencontres et de l'exploration des relations humaines. Ils regardent le monde adulte avec appréhension et redéfinissent ce que seront les valeurs de leurs générations. Leurs émotions sont vives, pures et ils sont souvent en quête d'absolu.

Ce projet de sculpture représente une adolescente, assise sur un bloc de pierre rectangulaire qui rappelle la forme des édifices en hauteur des villes. Elle regarde vers le bas, la tête un peu tournée vers la gauche, en réflexion par rapport à la place qu'elle occupera dans sa ville. Elle sourit tendrement. Elle est vêtue d'un jeans et d'un manteau court, comme le sont beaucoup d'adolescents.

Cette sculpture sera taillée dans la pierre calcaire indiana et aura une hauteur de 2,4 mètres.

 

Michael Bergstaller

Depuis plus de 25 ans, Michael Bergstaller se consacre totalement à son art. Il réalise avec l'acier, cette matière dure et froide, des sculptures imprégnées d'émotions brutes et absolues. Qualifié d'expressionniste, il donne aux métaux un caractère unique qui met en valeur des dimensions de l'art dans l'énergie du mouvement et de l'expression. Ses oeuvres transpirent la modernité par leur essence industrielle teintée d'une force primitive.

Ses thèmes de prédilection sont l'être humain, la nature et les légendes qui font partie de la mémoire collective. Bergstaller privilégie un contact direct avec la matière. Il a expérimenté dans la réalisation de plusieurs de ses œuvres des techniques qui semblent rudimentaires comme par exemple, un travail manuel avec marteau, enclume et rectifieuse. Il insère aussi à plusieurs de ses créations des formes franches réalisées avec coupeuse au plasma et d'autres formes modelées en travaillant le métal en fusion.

Depuis une dizaine d'années, il s'est initié à l'art monumental et à l'art public. L'une de ses plus grandes oeuvres à ce jour est le Cheval noir (prix les Arts et la Ville 2008), sculpture monumentale installée sur le terrain de l'église de Notre-Dame-des-Neiges à Trois-Pistoles.

Forêt Humaine

Ce projet de sculpture fait référence à la vie de famille et à l'épanouissement de l'être humain au sein d'une collectivité. Comme un arbre, l'être humain aime s'enraciner à un milieu de vie où il pourra se développer sur le plan physique, émotionnel et intellectuel.

La sculpture représentera huit personnages en acier de style. Ce groupe symbolise en quelque sorte le rayonnement d'une famille enracinée dans un milieu propice à l'épanouissement personnel. Les positions des corps projettent l'image d'êtres altruistes qui manifestent leur joie de vivre ensemble.

Les personnages sont tous interreliés par leurs gestuelles communicantes et énergiques. L'oeuvre sera réalisée en acier et gardera un aspect métallique riche en subtilité et en texture.

Les personnages mesureront approximativement de 1,5 à 2,5 mètres de hauteur donnant une impression d'élancement du sol jusqu'au ciel.

 

Jean-Yves Côté

En même temps que son environnement physique change, que les structures sociales, tant morales que techniques, évoluent, Jean-Yves Côté ressent le besoin d'une recherche de nouveaux moyens d'expression, des méthodes récentes de réalisation et de présentation, qui rendent compte de l'environnement social et technique en constante évolution.

Longtemps, le sculpteur s'est exprimé à travers de lentes réalisations caractérisées par l'opacité et la solidité des matériaux. L'artiste s'est émerveillé du réalisme d'un marbre, de la chaleur d'un bronze, du vivant d'un bois. Le regard s'est arrêté aux formes, à la couleur, à la texture.

Il accorde son tempo à son siècle de découverte, se recycle dans la matière et dans le temps. Les règles du jeu sont de moins en moins restreintes et les cadres de l'expression s'élargissent de plus en plus.

Extérioriser ainsi sa conception sculpturale, manipuler un matériau nouveau, y chercher une dimension nouvelle, voilà autant de préoccupations de l'artiste afin d'exprimer une intériorité.

Jean-Yves Côté détient une maîtrise en arts visuels. Il est administrateur du Conseil de la Sculpture du Québec.

Émergence

Le projet de sculpture consiste en une colonne triangulaire sur laquelle les édifices reposent sur une plateforme située au centre de la colonne. Nous pouvons apercevoir 6 édifices à l'extérieur du sol et aussi sous terre, ce que nous voyons rarement.

Elle représente une certaine forme de vie urbaine tout en hauteur avec les gratte-ciels. Cette sculpture s'élèvera à 6 mètres de haut.

Ces édifices seront en acier inoxydable brossé. Des lumières solaires seront installées en haut de ces édifices. Ainsi, la sculpture qui sera installée près du petit lac s'éclairera le soir.

 

Martine Carole Gagnon

Martine Carole Gagnon est sculpteure autodidacte. Elle a réalisé plusieurs œuvres monumentales, dont certaines, en bronze. Parmi celles-ci, la représentation de St Ignace de Loyola, exposée dans le Hall d'entrée du collège Loyola à Montréal, le buste de M. Alain Dardenne pour l'exposition TRANSIT à l'Université de Montréal, la représentation de Claude Henri Grignon à la Maison de la Culture Claude Henri Grignon de St Jérôme, et «Le soldat et l'enfant » au cimetière de St-Pierre et Miquelon.

D'autres œuvres monumentales, tel « le kayakiste » à St-Georges de Beauce faite de métal, « la famille » au parc de Ste-Adèle, faite de béton armé, « le baladin » et « par pluie d'étoiles » en résine, installées à Lac-Mégantic, expriment la profonde sensibilité de son art et toute sa poésie.

Elle est vice-présidente du Conseil de la Sculpture du Québec.

Banc public

Ce projet représente deux personnages dans une scène de la vie quotidienne. Un homme âgé fait une promenade dans un parc urbain, canne à la main. Une demoiselle est assise sur un banc public, livre à la main. L'homme la salue en relevant son chapeau. Elle se retourne pour lui rendre la politesse et voilà que des sourires s'échangent.

Les bancs publics sont les témoins de plusieurs scènes semblables, complices de secrets et de dialogues. Le projet de sculpture sera la scène de bien d'autres moments comme celui-ci dans le futur. 

Le banc a une ligne moderne et les personnages sont de toutes époques. Cette sculpture, qui sera réalisée en ciment fibre et armature d'acier sera accessible au public. Les visiteurs pourront s'assoir et lire avec la demoiselle ou saluer l'homme âgé et même se prendre en photo.

Les personnages seront un peu plus grands que nature.

 

Michèle Lavoie

Michèle Lavoie est artiste multidisciplinaire, diplômée de l'UQAM en arts plastiques. Elle a longtemps enseigné la sculpture au Centre Saydye Bronfman pour ensuite établir sa propre école de sculpture sur pierre à Montréal.

Lavoie utilise l'encaustique et la taille de la pierre, deux médiums très différents qui lui permettent d'adresser les diverses nuances de la beauté et la fragilité de nos écosystèmes.

La sculpture sur pierre lui permet d'exprimer la poésie des rythmes, des formes et des mouvements qu'elle retrouve dans la flore. Du grain, au brin d'herbe à l'arbre et la forêt, elle tente de transmettre la délicatesse et la beauté des formes de vies les plus singulières. Elle incorpore d'ailleurs assez fréquemment des éléments extraits de la végétation à ses sculptures faites de lignes épurées et sensuelles, avec parfois, des répétitions de formes empruntées à la nature.

Son travail est un cri. Un cri doux, un cri silencieux, une expression subtile de cette vibration particulière que le marcheur solitaire et contemplatif saisit au fil de ses longues promenades à travers les grands espaces nordiques et de l'anxiété naissante face à sa possible destruction.

 

Convergence

L'urbanité permet la rencontre de tous les styles, de toutes les cultures, de tous les genres.

Le projet de sculpture « Convergence » représente un point de rencontre. Deux formes qui s'apparentent à des voiles ou des ailes convergent l'une vers l'autre dans un mouvement de valse. Elles émergent d'un tourbillon et s'élèvent vers le haut. Ses lignes sont pures et douces.

Cette sculpture sera taillée dans une pierre calcaire de 2,3 mètres de haut.

 

Vasil Nikov

La sculpture s'est imposée comme un moyen d'expression de sa création artistique il y a plus de vingt-cinq ans. À travers l'expérimentation de matières différentes, Vasil Nikov cherche à exprimer les sentiments éternels et universels qui émerveillent tout être humain.

Quant à ses sources d'inspiration, la création d'une œuvre artistique contemporaine consiste parfois à amalgamer les époques, les symboles et les cultures.

Le Québec est son pays d'adoption et son processus de création s'articule autour des notions identitaires d'ici et d'ailleurs. Au cours de son parcours artistique, il réalisé plus de vingt-cinq expositions solos au Québec et en Europe. Dans ses œuvres, on retrouve les traces de cet ailleurs dont il est issu, enrichi par son regard artistique d'ici.

Ses sculptures font partie du milieu urbain de trois continents : Europe, Asie et Amérique du Nord. Le défi d'atteindre une intangible éternité le pousse constamment à découvrir, imaginer et créer.

Ses créations récentes s'articulent autour de la notion d'espace et de légèreté.

Ensemble

Ce projet de sculpture contient plusieurs significations et interprète, avec ses formes naturelles, des sujets complexes et pertinents. Vu d'un certain angle, on peut lire « XXI », qui signifie le 21e siècle. La courbe des tuyaux ainsi que les bandes de métal tordues par le « vent » au bout des tuyaux expriment l'avancement continuel de l'être humain malgré les obstacles de la vie, contre le vent. L'esprit humain est fort et il appartient à chacun de persévérer.

La cité moderne est un espace urbain inclusif où tous les citoyens, peu importe leurs bagages culturels, leur origine et leur profil social, peuvent vivre, évoluer et créer ensemble, en pleine harmonie. La couleur rouge vibrante est choisie dans le but que la sculpture soit visible de loin et exprime la chaleur humaine.

Les tuyaux sont courbés pour ressembler à des arcs. Un arc tire la flèche par en arrière avant de la propulser à toute vitesse. Il y a ici une allusion avec le caractère humain : lorsqu'on se sent parfois tiré par en arrière, c'est peut-être pour être projeté vers de meilleurs horizons.

Juan Carlos Prada

Juan Carlos Prada est né en Colombie en 1968, il vit et travaille à Montréal. Formé aux techniques traditionnelles de la sculpture sur pierre, il développe la sculpture depuis ses 18 ans. Son travail initial a été marqué par une exploration figurative.

Étant étudiant des beaux-arts à Bogota, il obtient une bourse d'études de sculpture sur Pierre à Pietrasanta où il apprend les techniques modernes de sculpture sur marbre. Il a développé des processus de création à partir de la pierre qui sont traversés par les questions liées aux générations ancestrales.

Par la suite, il s'est tourné vers l'abstraction, mobilisant principalement des formes géométriques. Aujourd'hui, son langage reflète son désir d'aider la matière à exprimer le concept qu'elle renferme en elle-même.

Sa création est désormais orientée vers le purisme rendant possible la rencontre de la pierre avec d'autres éléments de la nature. Depuis 2014, il poursuit son travail au Québec et il continu ses processus de création à l'atelier Skülpt 303 de Montréal et à l'atelier 213 de Laval. En 2015, il obtient la bourse Vivacité du CALQ qui l'a encouragé à poursuivre sa recherche et ses réalisations sur les possibilités d'expression de la pierre.

À Fleur de silence

« À fleur de silence » est un projet de sculpture en marbre et granit. Son titre évoque la naissance et l'épanouissement.

Inspirée d'une forme pure, la sphère, elle est traversée par des courbes profondes et légères aux mouvements organiques. À partir de la taille de lignes concaves, le centre de la pierre principale est atteint pour révéler dans ces formes des gestes des mouvements d'une fleur quand elle nait, symbolisant le pouvoir de la vie dans toute son expression.

Les matériaux choisis, le marbre blanc et le granit feront une composition contrastant luminosité et texture. Évolution silencieuse d'une ville qui s'épanouit dans le respect de la valeur de toutes les espèces formant son territoire. Tel que le dit un proverbe indien : « C'est dans le silence qui suit l'orage, et non dans celui qui le précède, qu'il faut chercher la fleur en bouton. »